1851, la crise Changarnier

Les débats de la crise Changarnier, en 1851, qui précipitèrent la fin de la IIe République. Les parlementaires, conscients que Louis-Napoléon préparait un coup d’Etat, n’osèrent pas le mettre en accusation pour haute trahison, de peur que l’extrême gauche n’en prenne prétexte pour réitérer les journées révolutionnaires de juin 1848. Se reportant sur les seuls ministres, ils permettaient ainsi au Prince-président de perpétrer son coup d’Etat en toute impunité (Thiers avait alors déclaré : « l’Empire est fait »). La crise présente d’autant plus d’intérêt qu’elle n’est pas sans analogie avec la crise gouvernementale de 1962, lors de laquelle les députés ne s’en prirent qu’au gouvernement, tout en taxant le chef d’Etat de « forfaiture »

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