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16 mai 1877 - Journal officiel du 17 mai 1877

Journaux officiels aimablement prêtés par la Bibliothèque de l’Hôtel de Ville de Paris

Numérisation et relecture des OCR réalisées par la Bibliothèque Cujas

les crises : 1877-1879, la crise du 16 mai et la Constitution Grévy

[3689]

PARTIE OFFICIELLE

Versailles, 16 mai 1877.

Les ministres ont offert leur démission au Président de la République, qui l’a acceptée.

Ils continueront à expédier les affaires de leur département jusqu’à la nomination de leurs successeurs.


PARTIE NON OFFICIELLE

Versailles, 16 mai 1877.

Le Maréchal Président de la République a adressé la lettre suivante à M. le président du conseil des ministres :

« Monsieur le président du conseil,

« Je viens de lire dans le Journal officiel le compte rendu de la séance d’hier.

« J’ai vu avec surprise que ni vous, ni M. le garde des sceaux n’aviez fait valoir à la tribune toutes les graves raisons qui auraient pu prévenir l’abrogation d’une loi sur la presse votée, il y a moins de deux ans, sur la proposition de M. Dufaure et dont tout récemment vous demandiez vous-même l’application aux tribunaux ; et cependant, dans plusieurs délibérations du conseil, et dans celle d’hier matin même, il avait été décidé que le président du conseil, ainsi que le garde des sceaux, se chargeraient de la combattre.

[3690]

« Déjà on avait pu s’étonner que la Chambre des députés, dans ses dernières séances, eût discuté toute une loi municipale, adopté même quelques dispositions dont, au conseil des ministres, vous avez vous-même reconnu tout le danger, comme la publicité des conseils municipaux, sans que le ministre de l’intérieur eût pris part à la discussion.
« Cette attitude du chef du cabinet fait demander s’il a conservé sur la Chambre l’influence nécessaire pour faire prévaloir ses vues.
« Une explication à cet égard est indispensable, car si je ne suis pas responsable comme vous envers le Parlement, j’ai une responsabilité envers la France dont, aujourd’hui plus que jamais, je dois me préoccuper. « Agréez, monsieur le président du conseil, l’assurance de ma plus haute considération.

« Le Président de la République,

« Mal DE MAC MAHON. »

Pour citer cet article :

http://droitpolitique.com/spip.php?article28

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